Archive du mois de février 2018

Assemblée générale 2018

jeudi, 8, février 2018

L’assemblée générale ordinaire a eu lieu le vendredi 27 janvier.

Pour consulter l’article >>  C’est ici

Brevet 20 heures marche Audax du 13 mai 2017

vendredi, 2, février 2018
(article tiré de la revue des Audax  n°627)

Le 100 km qui fait du bien, celui de l’Audax Rando Gien.

Gien le 13 mai 2017 : L’esprit sportif étant toujours d’aller de l’avant, la section marche Audax créée en 2001 par Margaret Suard faisant le premier jet de 25 kilomètres avec nous, revient sur le devant de la scène. De l’ARG, ils seront 12 : 10 x 100 km dont quatre avaleront leur premier. De la dynamite !!!

A 11h00 lorsque j’entre dans le gymnase Jean Moulin avec Georges Font, Guy et Thierry du G503, Francis Henriet est toujours debout à son poste de secrétaire. Comme dit un vieil adage, le travail finit toujours par payer.

Ce week-end qui comporte trois brevets de 100 km et le 150 km belge de Lucia Van Lierde, 71 participants de tous les âges (45 sur l’ultra) se sont déplacés. Des coureurs(ses) à pied dont 6 du club de Malesherbes (45) qui étaient déjà là l’an dernier. Après quarante ans de football, plus rare, le vétéran de la pétanque Christian Dezerville attaque 50 kilomètres. Retrouvons Christophe de Mecquenem, reconverti dans la marche Audax. Il y a une dizaine d’années, il courait le marathon en 3h40 et les 100 bornes en 9 h 30.

Grâce à la corde que le nouveau président Claude Fontaine a mis à son arc, le groupe a rajeuni. De nombreuses «marcheuses nordiques » se sont lancées sur les diverses distances. Trois accompliront leur premier 100 kilomètres avec brio. Des battantes qui furent toutes étonnées d’avoir réussies dans d’aussi bonnes conditions à se surpasser. Dans une ambiance chaleureuse, Claude, capitaine de route d’expérience, avait mené le peloton à un 6 km/h stable. Un coup de chapeau également à Jacques Lannoy, Brigitte Vergès, Françoise Duguet, Dany Gaillard, Nelly Pitault, Michel Petit, Yolande et Christian Chavanon, Thierry Larcher, Joël Lory, Michel Petit, Jacques Villard et Gildan Legrand de l’AS Luisant, toujours au top. Sans truc, mais une solide détermination. Aller marcher, c’est comme aller au cinéma, mis à part que vous êtes acteur.

Retour sur ce brevet. Après ce large prélude, j’en oublierais presque le plat de consistance, par force d’habitude. Rien de changé en ce qui me concerne. A chaque brevet, je repars de zéro et je remets tout en jeu. Un pied devant l’autre, sur les routes et les chemins, je serai déjà rendu au lendemain, pour le moins. De prestigieuses impressions sur des sorties bouclées ou futures, j’échangerais. Je me redirais, résiste !

Le parcours de Claude F. qui donne le signal du départ à 14h30, alterne des temps de contemplation riches en histoire qu’il prend soin de nous commenter et de longues séquences très nature nous apparaissant sous un ciel orageux et ensoleillé. Un climat de serre cuit les pieds. La Loire, lente, remontée par le chemin des berges, nous conduit au célèbre pont canal de Briare de 662 mètres de long. Un stupéfiant spectacle visité par 300.000 touristes chaque année.

  

Des fourmis dans les jambes nous font arriver ensuite au château de la Loire de Saint-Brisson, du XIIème siècle. Si nous passons la majeure partie du temps à marcher dans l’air, l’oreille tendue à écouter les oiseaux chanter et les grenouilles s’accoupler dans les étangs, le retour au gymnase à chacune des boucles n’en est pas moins confortable. Servis rapidement, les menus concoctés par l’ARG sont parfaits.

  

C’est 19h45. La 2ème boucle bondit dans les vignes du Trocadéro, sur les plateaux. Hâtivement, la côte devient pentue. Comme en 2016, Eric Lecordier, secrétaire de l’Union des Audax Français, est à la fermeture du peloton en duo avec Chantal, incontournable. Dominique, devant, est éclaireur. Le dévouement et le savoir d’Eric, un physique de grand sportif, sont hors pair. Sans lui, Meaux-Troyes n’aurait pu avoir lieu. Sa présence ne peut que conforter le vétéran dans sa nouvelle entreprise. Et puis, celui-ci n’a-t-il pas appris à verrouiller ses possibilités sur le mentaliste ? Il se connaît. A la tombée du jour, «pour évacuer les angoisses », nous voici rendus à la rencontre, au loin, de la Centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly. Les grosses vapeurs blanches crachées par les trois tours gagnent paisiblement de l’altitude. Nous, la clé des champs jusqu’au moment où l’on débouche au pied du château de Gien, le doyen des châteaux de la Loire, après avoir pris un peu de hauteur, à nouveau. Halte regroupement. Claude F. nous fait un cours d’histoire.

Claude et Eric, en totale dilettante, réussirent jusqu’au bout à garder un groupe compact et dynamique. Les personnes bénévoles (1) qui ont les mêmes idéaux que nous, à l’écoute de chacun, ne laisseront rien au hasard. Respectant notre engagement de 100 km, les 10 heures restantes, nous cheminâmes dans la suite de la forêt d’Orléans. Nous captions la présence de la Loire qui s’enfuyait et revenait sans cesse.

A 10h30, c’est gagné ! Il est procédé à la remise des brevets, plus un tee-shirt blanc à l’effigie du 100 km. Des coupes sont offertes aux 1er 100 km : Catherine Blondeau, Christelle Dubard (sa fille), Pierre-Yves Guillot, de l ’ARG. Brigitte Verges de Luisant AC, est récompensée pour son 11ème Aigle d’Or.

A bientôt.
Texte de René VASSEUR
Photos de Aurélie Lannoy