Brevet Audax marche 20 heures (Gien)

LE BREVET MARCHE 20H00 DE L’AUDAX RANDO GIEN (Loiret)

SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 MAI 2014

Ce samedi 24 mai 2014, il est 10h27 à la sortie de la Gare de Gien  il y a Dominique qui accueille les premiers marcheurs pour les conduire dans le gymnase de Montbricon, lieu qui deviendra leur hébergement pendant plus de 20h00. Parmi ces ‘’Audax’’ : René, le conteur, chantre et  mémoire de tous les brevets de  l’hexagone et des pays limitrophes, toujours le premier, même pour la photo !

Peu à peu les marcheurs se présentent ; des connus : Gyslhaine, Bernard, Christian, Françoise et leurs innombrables aigles d’or, puis arrive à pieds de son hôtel situé à 5 km : Johan qui a voyagé la veille de Belgique, plus tard, deux de ses compatriotes, Roland et Daniel rejoignent le groupe et  donnent à cette épreuve une identité ‘’internationale’’. Il y a aussi des nouveaux comme Mireille  et Michel  qui timidement imitent les pratiques de leurs voisins glanant çà ou là des conseils.

 Chacun s’installe à son aise dans cette infrastructure idéalement dédiée, profitant de l’espace, et des commodités. Il est 13h30, Eric le tout nouveau président de l’Audax Rando Gien aidé par Christine, procède aux premiers engagements : 21 sur le 100km 6 sur le 75km, 4 sur le 50km  et 17 sur 25km. 

Les deux Francis, (Richard et Henriet) affrètent le véhicule qui sera  leur support logistique pour les ravitaillements durant 20h00. Dans le local du volley-ball qui est équipé d’une kitchenette, il y a Joëlle, Renée, Margaret qui découpent les portions nécessaires aux ravitaillements, et confectionnent les premiers sandwichs.

14h00, se présentent Chantal, Dominique (déjà présent à la gare) Thierry, et Claude, tous désignés capitaine de route pour ce 20h00. Claude cette année encore, a élaboré 4 nouvelles boucles de 25 km, équilibrées, adaptées, qui évitent de côtoyer la circulation automobile, qui font découvrir  les singularités de cette province jouxtant le Berry, la Sologne, le Val de Loire et ses coteaux, et la Puisaye. Dans le journal de marche est même prévu quelques arrêts pour présenter en détail le patrimoine architectural mais aussi horticole.

14h20 tout le monde se rassemble pour la photo, René en tête, Eric souhaite la bienvenue à tous et rappelle les consignes de sécurité (il aboie mais ne mord pas), Françoise est encore distraite  mais c’est Françoise ! 14h30 le groupe part sur la première boucle, le temps est incertain et il  fait chaud. Il traverse Gien et longe le quai de Nice pour franchir une première fois la Loire sur le vieux pont dont les bases datent du xiv° siècle. Il passe le quartier du Berry puis se dirige vers Saint Brisson en traversant Saint Martin sur Ocre, d’ailleurs il va franchir l’Ocre en s’enfonçant dans une micro vallée insoupçonnable et réservée aux seuls marcheurs, c’est le GR3 aussi nommé sentier historique car utilisé par Jeanne D’arc et ses servants  lorsqu’elle à évité le duché de Bourgogne  pour se présenter une première fois à Gien avent de se rendre en terre Royale à Orléans. Un premier ravitaillement au terme de 9km est le bienvenu car il fait chaud. Le peloton reprend sa progression  en direction de Saint Firmin Sur Loire et traverse une seconde fois le fleuve royale et de belle manière puisque c’est sur le pont-canal de Briare, un chef d’œuvre de 1885 construit par la société Eiffel, orné de pilastres en pierre surmonté de figures en fonte, les lampadaires ‘’art nouveau’’ sont de la même facture, l’ensemble présente une harmonie parfaite, le groupe écoute les explications de notre guide Claude. On repart par les rives de la Loire sur des chemins jusqu’au second ravitaillement, une pluie fine vient agréablement refroidir l’atmosphère mais elle ne dure pas, tant mieux.  Il est 19h07, fin de la première boucle, 53 minutes d’arrêt. Un repas complet nous attend, une assiette bien garnie de crudités, un sauté de porc à la tomate avec une purée, fromage, tarte aux pommes, café. Nous profitons du temps qui reste pour nous soigner, se reposer.

20h00, il fait jours en cette fin de mois de mai  nous traversons une nouvelle fois la Loire par ce même vieux pont puis nous nous dirigeons en direction de Poilly lez gien par des chemins vicinaux, on longe le viaduc ferroviaire (fin xix°sècle) qui, avec ses 3200 mètres fut longtemps le plus long d’Europe, nous nous enfonçons,  dans la vallée de la Notreure , la nature, le calme, la fraicheur, au détour nous découvrons la plus grande  surface en France, de culture  dédiée à la production d’iris. Le fleurissement de ces rhizomes est magnifique, Claude profite d’une pause pour offrir quelques détails, nous sommes au km 34 un ravitaillement est le bienvenu le soleil couchant nous éblouie. La campagne du Berry alterne avec de brèves montées et descentes, chemins et routes désertiques bordés de haies et de ‘’tétards’’ (charmes, chênes taillés régulièrement à leur tête pour produire du bois de chauffage) nous sommes dans le bocage, lieu dédié  à l’élevage. Nous passons sans l’apercevoir à proximité  de la ferme du Grand Bardelet, la ferme la plus au nord de l’aire d’appellation ‘’crottin de Chavignol’’. Il fait bien nuit maintenant nous quittons les chemins et empruntons une route sinueuse et vallonnée comme il convient, un ultime ravitaillement au km 43 nous requinque   et nous traversons une dernière fois la Loire pour regagner le Gymnase. Il est 0h40, 35 minutes d’arrêt. Une collation nous attend, soupe consistante, salade  froide de pate au thon, yaourt, fruits au sirop.

La troupe est moins nombreuse, nous enregistrons deux abandons sur le 100km et un sur le 75, les 50km viennent de récupérer leur brevet. 24 marcheurs s’élancent  sur cette troisième boucle  qui est surprenante. Dés le début nous nous arrêtons sur l’esplanade illuminée du château de Gien, notre guide Claude, bien qu’il connaisse par cœur l’histoire de son pays sort sa fiche pour n’oublier aucun détail, nous apprendrons alors qui était Anne de Beaujeu. Toujours éclairé par le halo de l’éclairage public  nous nous dirigeons vers Nevoy où les deux Francis nous attendent à proximité d’un étang pour une pause ravito, km 59.  Quelques hameaux endormis où nos pas et nos voix résonnent  nous sortent de l’obscurité avec leurs noms évocateurs : Montoire, Arcole, La boyauterie. Nous distinguons depuis pas mal de temps une lueur qui devient de plus en plus envahissante, à la sortie du lieu dit ‘’ l’Abime’’ nous distinguons très nettement les immenses tours de refroidissement du Centre National de Production Electrique (centrale  nucléaire) de Dampierre en Burly  nous passons à 200 mètres au pied de ces édifices, le bruit des chutes d’eau et la lumière intense contrastent  du néant qui nous accompagnait quelques minutes  auparavant. Un crochet par les lisières de la forêt d’Orléans   et nous regagnons Nevoy où nous attendent toujours au même endroit les deux Francis…. Ils ont campé  là !. Le retour sur Gien se fera en zone urbaine, bien éclairée mais bien endormie aussi. 05h40 le petit-déjeuner est servi nous bénéficions même d’une part de‘’ tarte au suc’’ surtout ne dites pas ‘’sucre’’ vous froisseriez alors Joëlle et Elisa qui défendent leur patrimoine  et secrètement leur recette.

Le jour est levé la journée promet d’être belle  il est 06h10 nous repartons pour la dernière boucle, nous somme 27, se sont joint à nous 3 marcheurs sur 25 km dont Elisa (Tarte au suc)  et  Margaret . Un dédale de chemins, le climat des vignes du Trocadéro, qui surplombent la vallée de la Loire et nous éloignent de Gien pour nous emmener à Briare nous permet aussi de bénéficier de la chaleur de ces rayons de soleil matinaux, la nature s’éveille les oiseaux chantent, on entend les cloches sonner. Avant d’aborder Briare les deux Francis ont installé leur avant dernier ravitaillement, du café du thé du salé quelques fruits secs et nous repartons  en direction de Troussebois . Nous traversons alors sur un chemin de planches montées sur pilotis une zone de marécages, aménagée pour le promeneur, c’est curieux, on aimerait s’y arrêter mais ce sera pour une autre fois . Nous allons dérouler le pas sur de longues allées forestières  avant de rencontrer une ultime fois les deux Francis, km 92. Les  4 kilomètres suivants  seront accidentés mélangeant cotes, vallée (vallée des rois)  avant d’arrivé sur le plateau Nord et ainsi éviter le centre ville de Gien. 4 kilomètres de plat permettent au peloton de se reformer. C’est,  groupée, ponctuelle, capitaines de route  et René en tête que la  troupe sera accueillie sous les applaudissements des membres de l’Audax rando Gien qui se sont déplacés pour l’occasion.

La douche prise, 19 marcheurs se voient remettre le brevet de 100 km. En ce jour de fête des mères il est offert à  chaque féminine présente une rose.

Françoise Duguet  reçoit une coupe pour son assiduité aux épreuves du club, en effet elle a participé  cette année au 25km au 10h00 et au 20h00 marche Audax.

Myriam Perrier et son compagnon Serge Legrand reçoivent la coupe du couple le ‘’plus glamour’’ (toujours main dans la main pour marcher)

Roland Leloup reçoit une coupe récompensant le marcheur ‘’qui nous vient de loin’’ et à travers lui  ce sont tous nos amis Belges qui méritent cette récompense  pour leur présence régulière sur les épreuves Audax de l’hexagone.

Après un bref discours d’Eric (il aboie mais ne mord pas) c’est autour d’un buffet et quelques bulles que ce 20h00 s’éteint dans la fatigue et la bonne humeur jusqu’à l’an prochain.

Eric Lecordier

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